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Et si c’Ă©tait vrai...

dimanche 9 juillet 2006

Et si c’Ă©tait vrai...

(Marc LĂ©vy)

RĂ©sumĂ© :
Lauren, une jeune femme, tombe dans le coma et devient une sorte de fantĂ´me. Le nouveau locataire de son appartement, Arthur, la retrouve dans son placard. Au dĂ©but il la prend pour une folle et puis il se dit que c’est peut-ĂŞtre lui qui est devenu fou, mais après il la croit et il va tout faire pour l’aider Ă retourner dans son corps, en plus il est le seul Ă la voir . Cependant certains problèmes vont survenir : son associĂ© croit qu’il devrait aller se faire soigner et le force Ă passer toutes sortes d’examen, les mĂ©decins veulent euthanasier Lauren, la police est Ă leurs trousses, et Arthur & Lauren tombent amoureux ... Pour sauver Lauren et leur amour, Arthur dĂ©cide d’enlever le corps de sa bien- aimĂ©e en se faisant passer pour un mĂ©decin Ă l’aide de son fidèle associĂ©...

Extrait :
A dix heures Paul rangea l’ambulance dans le parking d’Arthur et sonna Ă la porte. « Je suis prĂŞt  », dit-il. Arthur lui tendit un sac.
- Passe cette blouse, et mets ces lunettes, ce sont des verres neutres.
- Tu n’as pas de fausses barbes ?
- Je t’expliquerai tout en route, viens, il faut y aller, nous devons ĂŞtre en place au moment du changement de service, Ă 11 heures prĂ©cises.Lauren, tu viens avec nous, nous aurons besoin de toi.
- Tu parles Ă ton fantĂ´me ? demanda Paul.
- A quelqu’un qui est avec nous mais que tu ne vois pas.
- Tout ça c’est une blague, Arthur, ou tu es vraiment devenu dingue ?
- Ni l’un ni l’autre, c’est impossible Ă comprendre, donc inutile Ă expliquer.
- Le mieux serait que je me transforme en tablette de chocolat, lĂ maintenant, le temps passerait plus vite et je m’inquièterais moins dans mon papier aluminium.
- C’est une option, allez, dĂ©pĂŞche-toi.
Ils se rendirent tous deux, déguisés en medecin et ambulancier, vers le garage.
- Elle a fait la guerre, ton ambulance
- Pardon, j’ai pris ce que je trouvais, je vais me faire engueuler bientĂ´t ! Tu n’as qu’Ă me parler avec des sous-titres en allemand. Je rĂŞve !
- Je plaisantais, elle ira très bien.
Paul prit le volant, Arthur s’assit Ă ses cotĂŞs et Lauren entre les deux.
- Tu veux les gyrophares et la sirène, docteur ?
- Tu veux essayer d’ĂŞtre sĂ©rieux ?
- Ah non, mon vieux, surtout pas, si j’essaie sĂ©rieusement de rĂ©aliser que je suis dans une ambulance empruntĂ©e pour aller piquer un cadavre dans un hĂ´pital avec mon associĂ©, je risque de me rĂ©veiller et ton plan serait foutu Ă l’eau. Alors je vais tout faire pour ĂŞtre le moins sĂ©rieux possible, comme ça je continue de croire que je suis dans un rĂŞve Ă la limite du cauchemar. Remarque, le bon cĂ´tĂ© c’est que j’ai toujours trouvĂ© les dimanches soir très glauques, làça pimente un peu quand mĂŞme.
Lauren rit.
- Ca te fait rire toi ? dit arthur.
- Tu ne veux pas arrĂŞter ton truc de parler tout seul !
- Je ne parle pas tout seul.
- D’accord, il y a un fantĂ´me Ă l’arrière ! Mais arrĂŞte tes apartĂ©s avec lui, ça me rend nerveux !
- C’est elle.
- Quoi elle ?
- C’est une femme, et elle entend tout ce que tu dis !
- Je veux les mĂŞmes cigarettes que toi.
- Roule !
- Vous ĂŞtes tout le temps comme ca tout les deux ? dit Lauren.
- Souvent.
- Souvent quoi ?
- Je ne te parlais pas.
Paul freina brutalement.
- Qu’est-ce qui te prend ?
- ArrĂŞte ça ! Je te jure ça me gonfle !
- Mais quoi ?
- Mais quoi, reprit-il en grimaçant. Ton truc absurde de parler tout seul.
- Je ne parle pas tout seul, Paul, je parle Ă Lauren. Je te demande de me faire confiance.
- Arthur, tu es complètement givrĂ©. Il faut arrĂŞter tout de suite cette histoire, tu as besoin d’aide.
Arthur haussa le ton.
- Il faut tout te dire en deux fois. Bon sang, je te demande seulement
de me faire confiance !
- Tu m’expliques tout alors, si tu veux que je te fasse confiance !
hurla Paul. Parce que lĂ tu ressembles Ă un dĂ©ment, tu fais des trucs dĂ©ments, tu parles tout seul, tu crois Ă des histoires de fantĂ´mes Ă la noix, et tu m’embarques dans une histoire Ă la con !
- Roule, je t’en supplie, je vais essayer de t’expliquer, et toi tu vas surtout essayer de comprendre.
Et tandis que l’ambulance traversait la ville, Arthur expliquait Ă son complice de toujours l’inexpliquable. Il lui raconta tout depuis le debut, du placard de la salle de bain jusqu’Ă ce soir.
Oubliant la prĂ©sence de Lauren un instant, il lui parla d’elle, de ses regards, de sa vie, de ses doutes, de ses forces, de ses conversations avec elle, de la douceur des moments partagĂ©s, de leurs coups de griffes. Paul l’interrompit.
- Si elle est vraiment lĂ , tu t’es foutu dans la merde, mon grand.
- Pourquoi ?
- Parce que c’est une vraie dĂ©claration que tu viens de faire.
Paul tourna la tĂŞte et fixa son ami. Puis il enchaĂ®na avec un sourire satisfait :
- En tout cas, tu y crois Ă ton histoire.
- Bien sĂ »r que j’y crois, pourquoi ?
- Parce que lĂ tu viens vraiment de rougir. Je ne t’avais jamais vu rougir, et puis il enchaĂ®na, hâbleur : « Mademoiselle dont on va enlever le corps, si vous ĂŞtes vraiment lĂ , je peux vous dire que mon pote est très accrochĂ©, moi je ne l’ai jamais vu comme ça avant !  »

Nos impressions :
Ce livre est une comĂ©die romantique pleine d’Ă©motions et de rebondissements ! Si vous avez envie de rire et de passer un bon moment lisez absolument ce livre ! ! !

L’auteur :
Jeune chef d’entreprise, Marc LĂ©vy a vĂ©cu sept ans aux Etats-Unis, Ă San Francisco, oĂą il a crĂ©e une sociĂ©tĂ© d’images de synthèse, avant de revenir Ă Paris pour y diriger un cabinet d’architectes. Il publie en
2000 Et si c’Ă©tait vrai..., un premier roman qui connaĂ®t un formidable succès : le livre, numĂ©ro un des ventes en fiction de l’annĂ©e 2000, est traduit en 30 langues et Steven Spielberg achète Ă l’auteur les droits d’adaptation. Marc LĂ©vy, qui se consacre dĂ©sormais Ă l’Ă©criture, se partage entre Londres et New York.

Berdin Clémence
Jaffrelot MaĂ« lenn
Robert Aude